MENU SaintNazaireNews.fr
Publié par Soizick David, le 15 Février 2026 à 19:28

Portrait de candidat : Denis Chéreau défend un changement de cap pour le futur de la ville

Maison de Santé au coeur de la Cité Sanitaire, Conseil Citoyen d'Urbanisme, CSU... Le candidat du Centre et de la Droite présente les grands axes de son programme.

Portrait de candidat : Denis Chéreau défend un changement de cap pour le futur de la ville
Denis Chéreau conduit la liste "Unis pour Saint-Nazaire" aux élections muncipales © SaintNazaireNews.fr

Après Eddy Le Beller, Violaine Lucas, et Julio Pichon, nous poursuivons notre série de portraits avec Denis Chéreau (Horizons), qui conduit la liste “Unis pour Saint-Nazaire” aux Municipales 2026. Le candidat a réussi son pari de l'union du Centre et de la Droite, après 6 ans sans représentation au Conseil municipal. Sa liste sera déposée officiellement et dévoilée aux habitants la semaine prochaine. Elle est soutenue par des citoyens, et différents mouvements et partis politiques : Démocrates & Progressistes, Renaissance, Le MoDem, Horizons, Le Parti Breton / Strollad Breizh, l'UDI, Les Républicains. le candidat se félicite d'avoir pu rassembler toutes ces sensibilités sur de grandes thématiques locales. Son programme a été mis en ligne ce week-end (www.unispoursaintnazaire.fr). Il est le fruit d'un travail de près d'un an, qui a débouché sur 3 thématiques principales : santé, logement, et sécurité, avec des messures d'urgence, et d'autres de fond. Denis Chéreau dit ne pas venir « pour faire de la figuration », mais pour « faire respirer la démocratie », en proposant « un vrai changement de cap  ». Le candidat estime que la prochaine mandature est clé pour Saint-Nazaire, et a partagé avec SaintNazaireNews les grands axes de son programme. Entretien.

Cette union est-elle une union sur le long terme ? 

Nous voulons anticiper l'avenir du territoire, et les enjeux de la Ville et de l'Agglomération. On parle de logement, de santé, on parle d'attractivité, on parle d'entreprises et de sécurité. Depuis huit mois, le groupe s'est constitué dans un compromis durable sur les enjeux locaux. On a réussi à Saint-Nazaire l'union qui n'a pas réussi à Paris. Politiquement, le maire est à bout de souffle. Il n'a plus d'idées, et préfère reprendre celles des autres. Le Centre de Supervision Urbain pour la Police… Nous avions fait cette proposition il y a 6 ans ! De notre côté, nous avons une cohésion de groupe qui ne s'arrêtera plus.

Prenons le thème de la sécurité, quelles sont vos propositions ?

Il faut rendre la police plus visible et plus dissuasive. Je  souhaite passer de 23 à 50 policiers municipaux à minima sur 3 ans, et sans augmentation des charges de personnels pour la ville. Très longtemps, la sécurité n'a pas été un sujet pour David Samzun, si bien qu'actuellement, nos effectifs sont bien en-dessous d'autres villes de même taille. Citons 2 ville portuaires : 64 policiers municipaux à La Rochelle, 95 à Dunkerque. A Valence également, on compte 95 policiers municipaux pour 65 000 habitants. Le Centre de Supervision Urbain que nous proposons fonctionnera en lien étroit avec la Police nationale. Nous passerons de 85 à 300 caméras. Des caméras modernes et connectées, en capacité de prises sur le fait pour pouvoir verbaliser. J'attends aussi impatiemment la loi qui est en cours au Sénat, pour donner plus de moyens de verbalisation à la Police municipale. Nous créerons une brigade de l'environnement dédiée à la lutte contre les incivilités (dépôts sauvages, dégradations, nuisances, atteintes au cadre de vie), qui pourra sanctionner. Nous avons également d'autres propositions de fond, comme un dispositif d'alerte citoyen “Allô Saint-Nazaire", ou encore le développement d'une politique de prévention par l’éducation, le sport et la culture, en s’appuyant sur les associations locales. Certaines mesures doivent être prises à l'échelle de la ville, mais aussi de l'agglomération, car la délinquance ne connait pas de frontières.

Quelles sont vos propositions pour la santé ?

Nous créerons une Maison de Santé au coeur de la Cité sanitaire, pour soulager les Urgences. Elle sera dédiée aux soins non programmés tels que des consultations rapides avec des médecins, infirmiers, et en coordination avec l’Hôpital. Cette Maison offrira une réponse aux habitants qui viennent par défaut, parce qu'ils n'ont pas de médecin traitant, ou parce que SOS médecin n'est pas disponible. Nous travaillons déjà sur le sujet avec plusieurs professionnels de l'Hôpital. Nous savons qu'il y a des besoins, et que des médecins répondront présents. Nous voulons également renforcer le service public avec la création d’une médecine de ville salariée. Certains médecins ont du mal à s'installer, nous allons les accompagner pendant 1 à 3 ans, avant qu'ils ne vaquent à leurs propres activités libérales. Cela passe aussi par l’accès facilité à des loyers maîtrisés pour les professionnels de santé qui en ont besoin, par la mise à disposition de locaux vacants dans le centre-ville, ou encore à l'Immaculée, où l'offre de santé doit être renforcée. La santé n’est pas une compétence municipale directe, mais nous voulons postionner la ville comme un facilitateur d'initiatives, qu'elles soient d'ailleurs associatives, privées, entrepreneuriales, et dans tous les domaines. Un exemple concert, celui de Cap Santé qui connait de gros problèmes de stationnement. Des professionnels demandent depuis 3 ans une solution à la Ville qui gère une partie du parking. Nous les écouterons et proposerons une zone bleue ou une zone payante à partir d'une certaine durée. Être facilitateur, c'est être à l'écoute dans tous les domaines.

Le logement est le troisième pilier de votre programme ?

Et il est de taille étant donné les enjeux économiques, et les préoccupations des Nazairiens ! Se loger à un prix raisonnable est de plus en plus difficile. Nous voulons construire davantage, mais surtout construire mieux, un peu plus haut, et de façon plus accessible. Le bassin Nazairien génère 9 à 10 milliards de PIB pour le pays. On a des grosses commandes, des grands donneurs d'ordre. 60% des nouveaux venus dans les prochaines années, avec les plus petits salaires, vont peut-être devoir se loger à 20, 30km. Les prix trop élevés poussent les travailleurs de Saint-Nazaire jusqu'à Herbignac ! Nous avons aussi une ville où les actifs veulent rester une fois en retraite, donc les prix montent. Nous souhaitons le déploiement du Bail Réel Solidaire (BRS) afin de réduire les coûts d’accession à la propriété de 20 à 30 %. C'est une mesure d'accession à la propriété sans acquisition du foncier, pour les plus modestes. Nous posons sur la table le sujet de la transformation de l'existant en priorité, notamment les bureaux vacants. Enfin nous souhaitons créer un Conseil Citoyen d'Urbanisme rassemblant tous les acteurs, pour mieux se coordonner, mieux consulter, et éviter les recours qui retardent les projets. C'est bien sûr la ville qui accorde les permis, mais il faut aussi jouer collectif avec l'agglomération. ll faudra aussi proposer des modifications du PLUi pour pouvoir faciliter à la fois le logement, et l'installation d'entreprises, en particulier dans les centres-villes.

Cela fait partie des voeux des chefs d'entreprises présentés récemment par la CCI ?

Et cela rejoint encore l'idée d'être un facilitateur. Car c'est aussi la santé économique qui en dépend. La relation avec les structures publiques doit être simplifiée lorsqu'une entreprise souhaite s'installer. Il faut aussi jouer le rôle d'influenceur auprès des grandes instances, travailler avec elles sur les zones d'attractivité. Quand un maire siège au Grand Port par exemple, il doit vraiment y siéger, et travailler de concert avec la Présidente de Région, pour fluidifier les installations. Il faut être présent auprès des grands acteurs économiques qui sont fédérés, car tous les enjeux sont liés. Prenons un autre exemple. Je suis ravi que des écoles comme le CESI se soient implantées en centre-ville, mais on n'a pas poussé jusqu'au bout la démarche. Je propose ainsi la création d'un campus et de résidences étudiantes en centre-ville, pour que les étudiants y restent le soir, et fassent vivre la Ville. Concernant le centre-ville, nous voulons aussi remettre à plat l'attribution des indemnités pour les commerçants impactés par les travaux, car elles sont trop opaques.

Proposerez-vous des concertations citoyennes comme d'autres candidats ?

Oui, nous avons certaines questions à poser aux habitants. Plusieurs sujets sont récemment arrivés sur la table : les infiltrations dans le toit de la base sous-marine, ou encore le sujet de la Soucoupe, qui montrent une mauvaise gestion des équipements. La Soucoupe a été contruite il y a plus de 50 ans. Voir la question arriver au Conseil municipal en décembre dernier, alors que ce n'était pas à l'ordre du jour pendant 10 ans, et oser dire aujourd'hui qu'il y a d'éventuels problèmes de malfaçons ! Il y a un évident problème d'anticipation, avec des sujets mis sous le tapis pendant trop longtemps. Nous interrogerons les habitants sur le devenir de la Soucoupe et de la Base sous-marine, car leur avenir doit se décider collectivement.

Les équipements culturels et sportifs sont également liés aux grands événements dans la Ville ?

La culture fait aussi partie de l'attractivité, et je suis favorable à tout ce qui relie et rassemble les habitants. De ce côté là, je salue sincèrement de beaux rendez-vous comme La Grande Tablée, Grande Marée. Je proposerai aux écoles publiques et privées de grandes Olympiades inter-quartiers. Et pourquoi pas ensuite aux collèges s'ils en font la demande. Je pérenniserai également les subventions aux associations oeuvrant pour la jeunesse, l’emploi et la lutte contre le décrochage scolaire. Il faut faire confiance aux compétences. Nous proposerons aussi un musée, et surtout une zone de stockage du patrimoine de Saint-Nazaire. Enfin nous devons aussi penser à nos aînés. Nous organiserons par exemple un repas chaque mois pour les personnes isolées.

Comment financerez-vous ce programme ?

Il faut tout d'abord une politique de transparence des finances publiques. Les dépenses de fonctionnement sont en train de s'envoler. Sur certains aspects, la mutualisation n'est pas réussie entre la Ville et l'Agglomération. L'endettement a explosé, la trajectoire n'est pas la bonne. On pourra la corriger avec plus de transparence, pour mettre les bons moyens au bon endroit. Il faut faire des choix politiques, mais sans augmenter les impôts. Regardez par exemple la situation catastrophique du Département, une collectivité gérée par la Gauche. Christelle Morançais, de mon groupe politique, a fait des efforts à la Région. Elle a été montrée du doigt, et sa gestion a ensuite été saluée par la meilleure notation de la cour des comptes. C'est un choix politique qu'elle a assumé, parce qu'il faut aussi se souvenir qu'une dépense publique, c'est d'abord une dépense privée.

Ce mandat est-il plus important que les autres pour Saint-Nazaire ?

David Samzun est là depuis 30 ans. Il y a eu des réalisations bien sûr, mais bien souvent avec du retard. Le mandat qui arrive est peut-être encore plus important que les 2 précédents, pour adopter le bon cap. J'ai un message pour tous ceux qui se sentent pedus, déçus, et veulent voter aux extrêmes : il faut préférer un vote utile. Nous pouvons changer la donne avec notre large union, c'est le bon moment. En terme de gouvernance, nous travaillerons avec l'opposition. Au niveau de l'agglomération aussi, tous les maires doivent pouvoir représenter les habitants de leur commune (je pense à la déclaration de David Samzun sur le RN à Donges). Nous travaillerons avec tout le monde sans exclusion, pour préparer l'avenir du territoire sur le long terme, toujours dans ce rôle de facilitateur, et entre tous les acteurs locaux. 

Site internet du candidat Denis Chéreau : unispoursaintnazaire.fr

Spacer Les Dernières news PUBLICITÉ LOCALE Spacer À découvrir
PUBLICITÉ LOCALE

Site web développé à Saint-Nazaire par

Funz : Agence digitale & création de site internet à Saint-Nazaire